VMC : Permet-elle des économies d’énergie ?

Qu’est-ce qu’une VMC ?

La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) est présente dans tous les logements modernes et très fréquemment implémentée dans les rénovations. Son but est très simple : assurer le renouvellement de l’air du bâtiment grâce à un ventilateur et à un système de bouches d’aération reliées par des gaines.

Contre toute attente on peut réaliser des économies d’énergie, et donc d’argent, en choisissant le bon modèle de VMC. Gros plan sur les possibilités qui s’offrent à vous.

La VMC : Pourquoi est-elle indispensable ?

Avant de vous pencher sur votre VMC, vous devez considérer le projet global qui nécessite la VMC. 

Si vous êtes dans une construction neuve : une maison entière ou même une extension, vous serez dans l’obligation de suivre les dernières normes, notamment la RT 2012 et sous très peu la RE 2020, qui rendent l’installation d’une VMC obligatoire. Dans ce cas, votre choix se portera sur le type de VMC.

Si vous êtes dans le cadre d’une rénovation, même profonde, d’un bâtiment existant, vous ne serez pas tenu d’installer une VMC. Sachez cependant, comme nous le verrons plus bas, que la pose d’une VMC est toujours conseillée et nécessairement bénéfique.

Pourquoi la VMC est-elle si importante ? La raison est à chercher du côté de la manière dont les bâtiments modernes sont construits ou rénovés. Les matériaux contemporains sont de plus en plus performants au niveau de l’isolation thermique et aboutissent souvent à un logement entièrement hermétique. Or, l’air d’un domicile doit être régulièrement renouvelé pour se débarrasser du dioxyde de carbone (parfois du monoxyde), de l’humidité, des mauvaises odeurs, mais également des éléments allergènes. 

La présence d’une VMC permet de compenser le trop grand hermétisme des maisons modernes. Son fonctionnement, permanent ou alterné, aspire l’air extérieur vers l’intérieur du logement et chasse l’air vicié vers l’extérieur. On évite ainsi de devoir laisser les fenêtres ouvertes en permanence, mauvaise habitude très énergivore qu’il faut bannir pour faire des économies.

Faire des économies d’énergie avec la VMC hygroréglable

La VMC la plus basique est de type simple flux. Ce modèle qui fonctionne en permanence aspire l’air intérieur et le rejette à l’extérieur. Ce fonctionnement crée une dépression dans le logement qui aspire automatiquement l’air de l’extérieur par le biais d’évents présents dans les menuiseries des fenêtres.

Ce système fonctionne constamment, que l’air intérieur soit vicié ou non. On imagine ainsi que cette technologie implique des dépenses d’électricité superflues.

Pour remédier à cet écueil, les fabricants ont inventé le système hygroréglable, ou autoréglable. La VMC repose sur la même installation, mais son ventilateur est piloté par un détecteur. Ce dernier met en marche la VMC automatiquement lorsque l’air doit être renouvelé (trop humide par exemple) et l’arrête lorsque l’air est de meilleure qualité. 

Votre facture d’électricité sur le très long terme sera nettement améliorée, car la plage de fonctionnement de la VMC sera significativement réduite. Si vous êtes dans le cadre d’une rénovation, ce système est largement recommandé, car il n’entraîne qu’un surcoût d’achat minimal tout en proposant des économies intéressantes et un bien meilleur confort intérieur.

Certaines VMC hygroréglables peuvent comporter plusieurs capteurs qui détectent divers éléments (eau, différents gaz, fumées) pour offrir une qualité d’air la plus optimale possible.

Enfin, sachez que le plus souvent les VMC hygroréglables ou autoréglables peuvent être paramétrées pour ajuster la finesse des capteurs et même offrir des plages horaires silencieuses.

Réduire les dépenses au maximum et préserver l’environnement avec la VMC double flux

L’écueil de toutes les VMC simple flux (hygroréglables ou non) demeure dans l’introduction d’air frais dans le logement. Cet apport d’air extérieur rafraîchit automatiquement la maison et le chauffage se met en route pour compenser. Cette intervention du chauffage peut avoir lieu plusieurs fois par jour et lorsqu’il fait très froid à l’extérieur, la dépense en énergie est importante.

Là encore, les ingénieurs ont trouvé une réponse au problème. Une solution définitive cette fois-ci. 

Il s’agit de la VMC double flux. Suivant le modèle, ce système dispose d’aucune gaine s’il est mono-point (décentralisé) ou de deux réseaux de gaines, l’un destiné à rejeter l’air vers l’extérieur, l’autre à aspirer l’air frais vers l’intérieur. Ces deux réseaux se croisent généralement dans les combles, au sein d’un boîtier appelé échangeur thermique. Cet élément permet tout simplement de transférer 90% des calories de l’air extrait vers l’afflux d’air frais. Le résultat est un air renouvelé à une température très proche de celle de l’air ambiant. Le chauffage ne se met ainsi pas nécessairement en route et on économise beaucoup d’énergie.

La VMC double flux demande un investissement plus important et des travaux plus lourds, mais malgré cela, elle demeure le système de ventilation le plus économique et le moins énergivore. Les économies que la VMC double flux propose sont à appréhender sur le très long terme (dizaines d’années), aussi il est judicieux d’opter pour ce système dès la construction d’un logement.

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