Conseils pour clôturer votre jardin

En France, délimiter son jardin en le clôturant est une pratique très ancienne. Le mot jardin signifie d’ailleurs en latin « l’endroit clos », et est un mot qui dérive du terme gardinium (« jardin entouré d’une clôture »). La clôture du jardin remplit plusieurs fonctions : se protéger des regards, définir l’espace du jardin privé et définir un cadre pour une mise en scène de l’espace. Le choix du type de clôtures constitue souvent un casse-tête pour les propriétaires de jardins. Il est vrai que différents matériaux peuvent être utilisés selon le choix, l’entretien, l’ombre générée. Les investissements peuvent être très différents. Tour d’horizon…

 

Clôture : que dit la législation ?

 

C’est l’article 647 du code civil (loi 1804-01-31 promulguée le 10 février 1804) qui fait référence en matière de clôture. Il énonce que « tout propriétaire peut clore son héritage » *. C’est une loi ancienne et les règles n’ont pas, ou presque pas, été modifiées depuis Napoléon !

 

L’implantation d’une clôture est en principe dispensée de déclaration ou de demande de permis en Mairie. Toutefois, il est prévu quelques cas où une déclaration préalable de travaux est exigée dans :

  • un secteur sauvegardé au titre des monuments historiques (ou dans le champ de visibilité d’un monument historique) ;
  • une zone de protection du patrimoine architectural, urbain ou paysager ;
  • un site inscrit ou un site classé ;
  • un secteur délimité comme secteur à protéger par un Plan Local d’Urbanisme (PLU) ;
  • une commune dont le conseil municipal a décidé de soumettre les clôtures à déclaration.

Il peut aussi y avoir des obligations dans le règlement de lotissement pour les matériaux, les végétaux ou la mitoyenneté qui limiteront encore vos choix.

Une question de sécurité…

 

Le but d’une clôture est essentiellement de sécuriser un terrain :

  • pas d’intrusion d’animaux ou d’humains et pas de danger de fugue pour vos enfants et/ou vos animaux domestiques.
  • en zone rurale, si on veut profiter de la vue et ne pas avoir d’obstacle visuel, on peut installer une clôture électrique sur sa propriété pour éviter que des animaux de ferme, nuisibles ou sauvages, viennent brouter vos plantes ornementales.

 

Dans ce second cas, il est obligatoire de signaler une clôture électrique par des panneaux espacés au maximum d’une distance de 50 m. Ces panneaux doivent respecter les caractéristiques cumulatives suivantes :

  • mesurer au minimum 10 x 20 cm ;
  • comporter la mention « CLÔTURE ÉLECTRIQUE » en lettres noires d’une hauteur d’au moins 25 mm sur un fond de couleur jaune, appliquée sur les 2 faces.
  • résister aux intempéries.
  • être fixés solidement à la clôture électrique de façon à être vus de l’extérieur comme de l’intérieur de l’enclos.

 

Enfin, signalons qu’il est interdit de brancher une clôture électrique sur une source d’énergie autre qu’un dispositif d’alimentation de clôture électrique spécialement conçu à cet effet, et en particulier sur un circuit d’éclairage.

 

Grillage, murs, panneaux de bois, gabions…

 

  • Grand classique, le grillage en rouleau sur fils tendus ou en panneaux rigides est sans doute le plus économique. Seul problème, il n’est pas forcément très esthétique et de fait, beaucoup de communes y sont hostiles. 
  • De leur côté, les murs et murets (en parpaings enduits ou en pierres) représentent un coût assez élevé mais sont sans doute la solution offrant la plus grande durée de vie.
  • Les panneaux de bois dont le seul entretien est la peinture ou la lasure (à renouveler tous les deux à cinq ans) sont esthétiques et existent dans une multitude de formes.
  • Les gabions quant à eux sont de grosses cages de grillages remplies de cailloux ou de pierres, régionales ou non. Ils sont solides et se marient très bien avec la végétation. Ils ont un aspect assez contemporain par leur forme aux angles droits et offrent des refuges pour de nombreux petits animaux. Leur hauteur maximale est de 2 m pour des raisons de solidité et leur épaisseur peut varier de 20 à 60 cm. Ils nécessitent un sol plan.

 

Clôture végétale, que planter ?

 

Qu’ils soient en complément, alternés ou sur toute la longueur, les végétaux utilisés avec les clôtures restent l’élément décoratif du jardin.

 

On oubliera les thuyas ou cupressus. En effet, ces murs verts demandent un entretien énorme qui, avec le temps, devient une véritable corvée : taille deux fois par an, évacuation des déchetsallergie lors de la taille, matériel de taille coûteux et dangereux demandant un entretien annuel, etc.

 

Les haies mélangées offrent le plus large choix car on peut se faire plaisir en choisissant les arbres que l’on aime, la couleur et l’aspect qui nous conviennent le mieux.

 

Les arbres en transparence doivent être plantés à une distance minimale de 2 m de votre voisin car vous allez les laisser pousser selon leur nature. Vous dégagerez le bas des arbres afin de pouvoir apercevoir votre clôture en pierres ou en bois et conserver de l’espace au sol. Ces arbres vous permettront de vous cacher des regards indiscrets car ils s’élèvent à plus de 2 m. 

 

Les kits prêt-à-planter sont une excellente solution pour faire disparaître rapidement les grillages. Dès la première année, vous obtenez un résultat avec des végétaux élevés dans des containers de 1m de long et régulièrement cernés et, différents mélanges (fleuris, persistants, feuillus etc.). Vous avez un vaste choix avec des hauteurs de parfois 2m.

 

Pour vous aider, n’oubliez pas de solliciter plusieurs professionnels pour trouver le bon artisan pour réaliser vos travaux au meilleur prix.

 

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